Questions fréquentes
Pour fixer les points saillants, nous nous appuyons sur les questions les plus courantes posées sur ces sujets, en essayant d’y donner la bonne réponse en quelques lignes.
Qu’est-ce qu’un chariot informatique (computer on wheels) ?
C’est un chariot qui intègre une alimentation par batterie, un support pour le dispositif informatique et un plan de travail, et qui apporte le dossier patient informatisé au lit du patient pendant la tournée de visite et les administrations de traitements. Dans la littérature internationale, il est connu sous le nom de computer on wheels (COW) ou workstation on wheels (WOW).
Quelle autonomie doit avoir la batterie d’un chariot informatique ?
La référence opérationnelle est la durée entière d’une vacation à charge variable, écran allumé et PC en usage continu : au moins 6 heures dans ces conditions. L’autonomie annoncée à charge constante de laboratoire est en général supérieure à l’autonomie réelle du service.
Batterie intégrée au chariot ou batteries hot swap ?
Cela dépend du mode d’utilisation, et la comparaison n’est pas technologique mais de coût de gestion. Les batteries hot swap, logées en général dans les PC tout-en-un , évitent toute immobilisation du poste car elles se remplacent sans l’éteindre, mais elles doivent être gérées comme une flotte : contrôle quotidien de l’état de charge, stations de recharge et stocks chargés par service, avec des coûts par batterie non négligeables. La batterie intégrée au chariot se recharge en le branchant sur la prise et ne demande aucune gestion quotidienne, mais elle doit repasser en charge lorsque l’autonomie s’épuise. Pour un usage concentré sur la vacation avec recharge pendant les pauses, la batterie intégrée est en général l’option la plus simple et la plus économique ; pour un usage continu sur 24 heures sans fenêtres de recharge, le hot swap réduit les immobilisations.
Peut-on informatiser un chariot déjà en service ?
Oui, par le rétrofit : un module qui ajoute une batterie, une fixation pour mini-PC et une fixation VESA pour l’écran aux chariots déjà achetés. La compatibilité doit être vérifiée avec le fabricant, en particulier sur des parcs hétérogènes ou proches de la fin de leur vie structurelle.
Plutôt un PC tout-en-un médical ou un écran avec mini-PC séparé ?
Cela dépend du contexte : le PC tout-en-un médical réduit les câbles et l’encombrement mais se remplace d’un bloc ; le couple écran plus mini-PC ou client léger coûte moins cher et se met à jour composant par composant, et c’est le choix naturel là où le dossier patient fonctionne en environnement virtualisé.
Quelles certifications doit avoir un chariot informatique de santé ?
Il faut distinguer deux niveaux. Pour les dispositifs informatiques utilisés à proximité du patient, la référence est la norme IEC 60601-1 sur les appareils électromédicaux ; les PC tout-en-un médical sont conçus pour cette conformité. En amont, cependant, ce qui compte est la classification du chariot ou du système lui-même : selon la destination d’usage et la configuration, il peut relever de la réglementation des dispositifs médicaux. C’est un terrain en évolution, où toutes les offres du marché ne se situent pas au même niveau : c’est pourquoi il convient de demander au fournisseur de déclarer explicitement la classification du produit et les conformités applicables, plutôt que de les tenir pour acquises. La vérification précise des exigences revient à la fonction d’ingénierie biomédicale de l’établissement.