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Les spécifications d’un chariot informatique: batterie, matériel, rétrofit

26/06/2026

En 2023, le Fraunhofer IML a publié une étude menée dans trois hôpitaux allemands auprès de 74 soignants.
Interrogés, ils estimaient à 52 minutes par vacation le temps consacré à la documentation des activités de soins ; la mesure par capteurs portés en a enregistré 109 en moyenne, plus du double, soit près d’un quart d’une vacation de 7,8 heures. Ce n’est pas un cas isolé : une analyse temps et méthodes publiée en 2021 dans le Journal of Emergency Nursing aboutissait à un résultat encore plus net, les infirmiers des urgences passant 27 % de leur vacation sur le dossier patient informatisé, plus que le temps consacré aux soins directs au patient (25 %).

Ces chiffres changent la nature d’un achat que beaucoup d’établissements traitent encore comme du mobilier : le chariot informatique, le « computer on wheels » de la littérature internationale, est le point physique où le dossier patient informatisé rencontre le service. Si la documentation occupe une part aussi importante de la vacation, et si ceux qui la remplissent en sous-estiment systématiquement le poids, le choix de ce chariot est une décision opérationnelle pluriannuelle, car le châssis durera plus longtemps que deux ou trois générations des dispositifs informatiques qu’il accueille.

Presto Power in reparto accanto a un letto

Cet article rassemble les critères qui, dans notre expérience de fabricant, font la différence lorsqu’un établissement évalue un chariot informatique : l’architecture d’alimentation et la lecture correcte des spécifications de batterie, la configuration matérielle pour le dossier patient informatisé, le rétrofit du parc de chariots existant, l’ergonomie et la sécurité. Une note de transparence que nous nous permettons : ceci n’est pas un article sur nos produits. Les chariots informatiques Francehopital des familles MediPod, Presto Power et Preciso Power (versions à batterie intégrée) y apparaissent comme des exemples de contexte, ils ne sont pas l’objet principal du propos.

Avant l’autonomie vient l’architecture d’alimentation

Avant même de lire un chiffre d’autonomie, il convient de clarifier comment le chariot s’alimente, car les architectures du marché diffèrent et changent la nature même de l’évaluation.

  1. La première est la batterie intégrée au chariot : un accumulateur logé dans la structure, qui se recharge en branchant le chariot sur une prise secteur et qui alimente à la fois le dispositif informatique et les accessoires. Elle s’associe généralement à un écran avec mini-PC ou à un PC tout-en-un  médical (il en existe aussi sans batteries hot swap, qui doivent donc être alimentées par une batterie intégrée). Ces deux configurations, avec aussi l’ordinateur portable pour le MediPod, sont les plus demandées. La logique d’usage est celle d’un appareil électroménager : on le met en charge en fin de vacation et il ne demande aucune autre gestion
  2. La deuxième, ce sont les batteries hot swap : des accumulateurs amovibles, logés en général à l’intérieur d’un PC tout-en-un médical, qui se remplacent sans éteindre le poste de travail et se rechargent dans des stations ou des racks dédiés. Un PC tout-en-un peut en accueillir plusieurs. L’avantage est réel et mérite d’être reconnu : le poste de travail n’est jamais hors service, car une batterie déchargée se remplace en quelques secondes par une batterie chargée, et l’autonomie ne dépend plus de l’état d’un seul accumulateur
  3. La troisième est l’alimentation secteur avec onduleur (UPS) : le chariot reste normalement branché sur la prise et la batterie, dimensionnée pour la seule continuité, couvre les déplacements et les variations de tension. C’est une solution adaptée aux postes qui se déplacent peu.

La vraie comparaison, aujourd’hui, se joue entre les deux premières, et non sur la technologie mais sur le coût de gestion. Les batteries hot swap sont coûteuses et délicates, et surtout elles doivent être gérées comme un parc de dispositifs : chaque accumulateur exige un contrôle quotidien de son état de charge, des stations de recharge dédiées et un stock de batteries chargées à portée du service. Si un PC tout-en-un embarque trois batteries et qu’un service compte dix postes, le personnel se retrouve à surveiller plusieurs dizaines d’accumulateurs, à les chercher chargés et à les déplacer entre les étages. La batterie intégrée déplace cette charge en amont : elle se recharge en branchant le chariot sur la prise et ne demande aucune gestion quotidienne, au prix de devoir repasser en charge lorsque l’autonomie s’épuise, un aspect qui pèse surtout là où l’usage est continu sur 24 heures. Dans tous les cas, l’autonomie couvre toujours une vacation de travail complète.

La spécification à considérer change donc selon l’architecture. Pour la batterie intégrée, la question décisive est l’autonomie réelle, c’est le sujet du paragraphe qui suit. Pour le hot swap, l’évaluation se déplace vers la gestion de la flotte : le fournisseur doit déclarer combien de batteries sont nécessaires par poste, l’autonomie de chacune, les délais et modalités de recharge et l’organisation des stocks.

Carrello Presto Power all'ospedale di Merano

L’autonomie annoncée n’est pas l’autonomie dont le service a besoin

L’autonomie de batterie indiquée dans les fiches techniques est mesurée en conditions de laboratoire, à charge constante.
Le service fonctionne autrement : l’écran reste allumé, le PC est en usage continu pendant la tournée de soins et la distribution des traitements (Presto Power et Preciso Power sont prévus précisément pour cela), et les pics d’absorption se concentrent aux heures d’administration. À charge variable, l’autonomie réelle peut descendre sensiblement sous la valeur nominale ; de combien, cela dépend de la configuration informatique embarquée.

Cela vaut aussi pour nous : les chariots informatiques Francehopital assurent jusqu’à 8 heures d’autonomie et une recharge complète en 4 heures au maximum.
Ce sont des données de laboratoire et, comme toutes les données de laboratoire, elles doivent être interrogées : la bonne question n’est pas combien d’heures le fabricant annonce, mais combien le produit garantit dans les conditions d’usage du service. La spécification à considérer dans l’évaluation doit donc être formulée de manière déclarative : le système doit garantir une autonomie à charge variable pour toute la durée d’une vacation, écran allumé et PC en usage continu ; comme référence opérationnelle, au moins 6 heures dans ces conditions.

À côté de l’autonomie, trois éléments qui reçoivent rarement la même attention : le temps de recharge complète (il détermine si le chariot récupère pendant la pause entre les vacations ou s’il reste immobilisé) ; le nombre de cycles de charge avant une dégradation significative (il détermine quand la batterie devient un coût de remplacement) ; le mode de recharge prévu, car il influe sur l’organisation des espaces de stationnement dans le service.

Le composant informatique se configure de deux manières, pas d’une seule

Sur la partie informatique du chariot circule une simplification qu’il convient de démonter tout de suite : « l’ordinateur sur le chariot ».
En réalité, les configurations possibles sont au nombre de deux, avec des paramètres d’évaluation distincts.

  1. La première : un PC tout-en-un, de préférence de qualité médicale (un PC tout-en-un médical), monté directement sur la fixation VESA du chariot. C’est la configuration la plus compacte ; écran et unité de calcul coïncident, la gestion des câbles se réduit, mais le remplacement d’un composant implique le remplacement de l’appareil entier.
  2. La deuxième : un écran monté sur la fixation VESA et relié par câble à une unité de calcul séparée, un mini-PC ou un client léger logé dans un compartiment dédié, ou bien un ordinateur portable relié à l’écran plus grand. C’est la configuration la plus flexible ; écran et unité de calcul se remplacent de manière indépendante et avec des coûts séparés, au prix d’un câblage supplémentaire à protéger et à ranger.

Trois paramètres valent pour les deux configurations :

  1. Le support doit accepter des écrans jusqu’à 24″ avec une fixation VESA standard (75×75 ou 100×100 mm, MIS-D)
  2. Le débattement de l’écran, en hauteur et en inclinaison, doit s’adapter à un usage debout par des opérateurs de tailles différentes
  3. Le compartiment de logement pour mini-PC, client léger ou ordinateur portable doit pouvoir être fermé par une serrure antivol, pour la protection de dispositifs qui, à eux seuls, représentent une part importante de l’investissement

Une dernière considération sur le dimensionnement de l’unité de calcul : dans de nombreux établissements de santé, le client du dossier patient informatisé fonctionne en environnement virtualisé ; dans ces cas, un client léger suffit et déplace le critère de choix du processeur vers la connectivité et la gestion thermique. C’est une information que l’évaluateur devrait demander à sa propre direction informatique avant de définir les spécifications matérielles, et non après.

Le rétrofit est une ligne budgétaire, pas un nouvel achat

La question la plus fréquente que nous posent les ingénieurs biomédicaux, en dernier lieu au congrès AIIC 2026 de Turin, concerne le parc existant : les chariots achetés les années précédentes, parfaitement fonctionnels en tant que mobilier, mais nés avant l’informatisation des services.

Le rétrofit répond à cette situation : il ne s’agit pas d’acheter un nouveau parc de chariots, mais d’ajouter aux chariots qui existent déjà le module qui les transforme en postes informatisés. Dans le contexte Francehopital, ce module est le SIA — Sistema Integrato di Alimentazione, système d’alimentation intégré : une rehausse qui réunit la batterie, la fixation pour un mini-PC et la fixation VESA pour l’écran (ou pour un PC tout-en-un médical sans batterie), et qui se monte sur les chariots déjà en service.

Le point central est la nature comptable de l’opération : au bilan, cela passe ainsi comme une rehausse, et non comme un remplacement de la flotte.
L’investissement déjà réalisé sur le parc de chariots est préservé, la familiarité du personnel avec les équipements reste intacte, et l’informatisation peut se faire par étapes, service par service, en suivant les priorités cliniques et les disponibilités budgétaires plutôt qu’en imposant un moment d’achat unique.

Le rétrofit n’est cependant pas toujours la bonne voie.
Sur un parc hétérogène, composé de chariots de fabricants et de générations différents, la compatibilité mécanique doit être vérifiée au cas par cas ; sur des chariots proches de la fin de leur vie structurelle, ajouter un module informatique revient à monter des composants neufs sur une base qui devra de toute façon être remplacée.
Et il existe un cas où le rétrofit n’est tout simplement pas la bonne réponse : lorsqu’il faut un chariot compact pour la seule tournée de visite. Ajouter une rehausse informatique à un chariot à tiroirs donne un équipement solide mais encombrant ; celui qui doit seulement apporter le dossier au lit du patient, sans transporter de médicaments ni de matériel, est souvent mieux servi par un poste informatisé compact et léger, conçu pour cet usage. Le reconnaître fait partie d’une évaluation honnête : le rétrofit valorise un parc existant là où cela a du sens, mais ce n’est pas une réponse universelle.
C’est pourquoi la spécification correcte ne se limite pas à la compatibilité : le fournisseur doit déclarer sur quels modèles le système de rétrofit est applicable, quel niveau d’intervention technique l’installation requiert et quels coûts elle entraîne, y compris l’éventuelle vérification préalable du parc.

Medipod Power

Ergonomie et sécurité : les critères qu’on ne remarque que lorsqu’ils manquent

Un chariot informatique est poussé, freiné, tourné et repositionné des dizaines de fois par vacation, souvent d’une seule main pendant que l’autre tient quelque chose.
Les critères ergonomiques ne sont pas des finitions : ils déterminent si l’équipement sera utilisé comme prévu ou abandonné au bord d’un couloir.

Les principaux que l’expérience nous a appris à soigner :

  • Le réglage en hauteur du plan de travail doit couvrir l’usage debout d’opérateurs de tailles différentes
  • L’encombrement au sol doit être contenu, sans saillies excessives qui peuvent constituer un risque de trébuchement pour le personnel et gêner le déplacement du chariot entre couloirs, entrées de chambres, ascenseurs, etc.
  • Les roulettes doivent allier une bonne glisse sur les sols du service et un système de freinage fiable
  • La base doit garantir la stabilité et la résistance au basculement même à pleine charge et en manœuvre, avec les composants les plus lourds (alimentation, batterie) placés en bas pour abaisser le centre de gravité
  • Le poids total à pleine charge doit rester gérable par un seul opérateur
  • Les surfaces doivent être compatibles avec les protocoles de désinfection en usage, sans jointures qui retiennent la saleté
  • Le cheminement des câbles doit être ordonné et protégé, car un câble exposé dans le service est à la fois un risque de trébuchement et un point de panne

Sur le plan de la sécurité, en revanche, il faut veiller à ce que le compartiment des dispositifs informatiques puisse être sécurisé par la fermeture des tiroirs et des compartiments : il existe différentes possibilités, des scellés aux fermetures électroniques, à choisir en fonction de ce que le chariot transporte et des protocoles internes de l’établissement.

Trois configurations comparées

Mises en regard, les trois configurations se distinguent sur quelques paramètres récurrents : compacité et gestion des câbles, remplaçabilité des composants, coût initial, certification de qualité médicale, protection antivol et cas d’usage typique.

  1. Le PC tout-en-un médical monté sur VESA est la solution la plus compacte et la plus ordonnée, car un seul appareil réunit l’écran et l’unité de calcul et réduit les câbles au minimum. En revanche, c’est la moins flexible : le remplacement se fait d’un bloc, l’appareil entier doit être changé ensemble, et à performances égales c’est la configuration au coût initial le plus élevé. La certification de qualité médicale est disponible sur le marché comme catégorie de produit déjà définie, tandis que la protection antivol est son point faible, car l’appareil reste exposé sur le support. C’est le choix naturel dans les services à forte intensité d’usage et là où l’on vise la standardisation des postes
  2. L’écran sur VESA relié par câble à un mini-PC ou à un client léger offre un bon équilibre : la compacité reste correcte, au prix d’un câblage entre l’écran et l’unité à protéger et à ranger. L’avantage est la remplaçabilité, car l’écran et l’unité de calcul se mettent à jour de manière indépendante, et le coût initial est contenu, surtout dans la version avec client léger. La certification de qualité médicale doit cependant être vérifiée composant par composant, tandis que sur le plan de la sécurité l’unité de calcul trouve sa place dans le compartiment verrouillable. C’est la configuration de prédilection dans les environnements virtualisés et les flottes nombreuses
  3. L’écran sur VESA avec un ordinateur portable logé dans le compartiment est la solution la moins ordonnée, car l’alimentation et le signal vidéo arrivent du compartiment et multiplient les câbles à gérer. L’écran et le portable restent remplaçables séparément et le coût initial est variable, souvent plus bas lorsqu’on réutilise des équipements déjà en possession de l’établissement. La certification de qualité médicale est rarement prévue pour le portable, tandis que la protection antivol est garantie par le compartiment verrouillable dans lequel le portable est rangé. C’est la configuration typique des phases de transition, des projets pilotes et des contextes à budget contraint.

Huit spécifications à considérer dans l’évaluation

Donc, en résumé :

  1. Pour l’architecture à batterie intégrée, le système doit garantir une autonomie à charge variable pour une vacation d’au moins 6 heures, écran allumé et PC en usage continu ; pour l’architecture à batteries hot swap, le fournisseur doit déclarer le nombre de batteries par poste, l’autonomie de chacune, les délais de recharge et la gestion des stocks
  2. Le fournisseur doit déclarer le temps de recharge complète, le nombre de cycles de charge prévus et le mode de recharge
  3. Le support doit accepter des écrans jusqu’à 24″ avec une fixation VESA MIS-D (75×75 / 100×100 mm) et le réglage du débattement
  4. Le chariot doit prévoir un compartiment verrouillable avec serrure antivol pour le logement d’un mini-PC, d’un client léger ou d’un ordinateur portable
  5. Le système de rétrofit doit être compatible avec le parc de chariots existant ; le fournisseur doit déclarer les modèles applicables, le niveau d’intervention technique et les coûts
  6. Les surfaces doivent être compatibles avec les protocoles de désinfection de l’établissement
  7. Le fournisseur doit déclarer le poids total à pleine charge, la stabilité et la résistance au basculement à pleine charge, ainsi que les caractéristiques des roulettes et du système de freinage
  8. Le fournisseur doit déclarer la classification du système comme dispositif médical, le cas échéant, et la conformité correspondante, ainsi que la conformité IEC 60601-1 des composants informatiques destinés à un usage à proximité du patient.

Questions fréquentes

Pour fixer les points saillants, nous nous appuyons sur les questions les plus courantes posées sur ces sujets, en essayant d’y donner la bonne réponse en quelques lignes.

Qu’est-ce qu’un chariot informatique (computer on wheels) ?
C’est un chariot qui intègre une alimentation par batterie, un support pour le dispositif informatique et un plan de travail, et qui apporte le dossier patient informatisé au lit du patient pendant la tournée de visite et les administrations de traitements. Dans la littérature internationale, il est connu sous le nom de computer on wheels (COW) ou workstation on wheels (WOW).

Quelle autonomie doit avoir la batterie d’un chariot informatique ?
La référence opérationnelle est la durée entière d’une vacation à charge variable, écran allumé et PC en usage continu : au moins 6 heures dans ces conditions. L’autonomie annoncée à charge constante de laboratoire est en général supérieure à l’autonomie réelle du service.

Batterie intégrée au chariot ou batteries hot swap ?
Cela dépend du mode d’utilisation, et la comparaison n’est pas technologique mais de coût de gestion. Les batteries hot swap, logées en général dans les PC tout-en-un , évitent toute immobilisation du poste car elles se remplacent sans l’éteindre, mais elles doivent être gérées comme une flotte : contrôle quotidien de l’état de charge, stations de recharge et stocks chargés par service, avec des coûts par batterie non négligeables. La batterie intégrée au chariot se recharge en le branchant sur la prise et ne demande aucune gestion quotidienne, mais elle doit repasser en charge lorsque l’autonomie s’épuise. Pour un usage concentré sur la vacation avec recharge pendant les pauses, la batterie intégrée est en général l’option la plus simple et la plus économique ; pour un usage continu sur 24 heures sans fenêtres de recharge, le hot swap réduit les immobilisations.

Peut-on informatiser un chariot déjà en service ?
Oui, par le rétrofit : un module qui ajoute une batterie, une fixation pour mini-PC et une fixation VESA pour l’écran aux chariots déjà achetés. La compatibilité doit être vérifiée avec le fabricant, en particulier sur des parcs hétérogènes ou proches de la fin de leur vie structurelle.

Plutôt un PC tout-en-un  médical ou un écran avec mini-PC séparé ?
Cela dépend du contexte : le PC tout-en-un  médical réduit les câbles et l’encombrement mais se remplace d’un bloc ; le couple écran plus mini-PC ou client léger coûte moins cher et se met à jour composant par composant, et c’est le choix naturel là où le dossier patient fonctionne en environnement virtualisé.

Quelles certifications doit avoir un chariot informatique de santé ?
Il faut distinguer deux niveaux. Pour les dispositifs informatiques utilisés à proximité du patient, la référence est la norme IEC 60601-1 sur les appareils électromédicaux ; les PC tout-en-un  médical sont conçus pour cette conformité. En amont, cependant, ce qui compte est la classification du chariot ou du système lui-même : selon la destination d’usage et la configuration, il peut relever de la réglementation des dispositifs médicaux. C’est un terrain en évolution, où toutes les offres du marché ne se situent pas au même niveau : c’est pourquoi il convient de demander au fournisseur de déclarer explicitement la classification du produit et les conformités applicables, plutôt que de les tenir pour acquises. La vérification précise des exigences revient à la fonction d’ingénierie biomédicale de l’établissement.

En parler avec ceux qui les conçoivent

Francehopital conçoit et fabrique des chariots informatiques pour les services hospitaliers ; les questions rassemblées dans cet article sont les mêmes que celles que nous abordons chaque jour avec des ingénieurs biomédicaux, des cadres de santé et des responsables des achats. Si vous évaluez l’informatisation de vos services, ou si vous souhaitez vérifier si votre parc de chariots se prête au rétrofit, écrivez-nous via notre page contacts : une vérification préalable coûte une conversation, et vaut généralement mieux que la lecture solitaire de nombreuses fiches techniques.

Et si ce n’est pas encore le moment de nous écrire, vous pouvez vous abonner à notre newsletter : quelques e-mails par an sur les mêmes sujets que cet article, critères de spécification, notes techniques, rendez-vous du secteur. Pour rester en contact avec le monde Francehopital et nous retrouver quand la décision sera à prendre.

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